vendredi 30 septembre 2011

Un coeur simple de Gustave Flaubert

Le roman se déroule en Normandie au XIXe siècle.
Les personnages se déplacent sur différents sites normands: Pont-L'Eveque, Lisieux, Toucques, Honfleur, Saint-Gatien, Trouville, Hennequeville, ...
Ce sont les lieux qu'a connus Flaubert pendant son enfance.

Une seule référence historique dans ce roman, la révolution de juillet (1830) mais celle-ci est à peine évoquée.

En 1876, la lettre de Flaubert à son amie Madame des Genettes résume bien le conte:
'L' histoire d'Un coeur simple est tout bonnement le récit d'une vie obscure, celle d'une pauvre fille de campagne, dévote mais mystique, dévouée sans exaltation et tendre comme du pain frais.
Elle aime successivement un homme, les enfants de sa maîtresse, un neveu, un vieillard qu'elle soigne, puis son perroquet ; quand le perroquet est mort, elle le fait empailler et, en mourant à son tour, elle confond le perroquet avec le Saint-Esprit.'
Cela résume effectivement le livre: Félicité donne beaucoup d'amour. Hélas, elle en reçoit si peu...

La couverture de l'oeuvre

Flaubert - Un coeur simple - Hachette


et la bande annonce d'une adaptation au cinéma datant de 2008 avec Sandrine Bonnaire et Marina Foïs

lundi 26 septembre 2011

Pour une nuit d'amour d'Emile Zola

Julien a 25 ans et vit une grande solitude.
Le manque d'amour qu'il a subi durant son enfance, le conduit à
éprouver des sentiments obsessionnels pour sa belle voisine.

Comment peut-il être amoureux d'une femme qu'il ne connait pas?
Au fil des mois, il se construit une image de cette femme et l'idéalise.

La couverture de l'oeuvre

Emile Zola - Pour une nuit d'amour - Folio


Un extrait de l'adaptation du texte à la télévision

mercredi 21 septembre 2011

Mon très cher petit Lou je t'aime de Guillaume Apollinaire

Mon très cher petit Lou je t’aime
Ma chère petite étoile palpitante je t’aime
Corps délicieusement élastique je t’aime
Vulve qui serre comme un casse-noisette je t’aime
Sein gauche si rose et si insolent je t’aime
Sein droit si tendrement rosé je t’aime
Mamelon droit couleur de champagne non champagnisé je t’aime
Mamelon gauche semblable à une bosse du front d’un petit veau qui vient de naître je t’aime
Nymphes hypertrophiées par tes attouchements fréquents je vous aime
Fesses exquisement agiles qui se rejettent bien en arrière je vous aime
Nombril semblable à une lune creuse et sombre je t’aime
Toison claire comme une forêt en hiver je t’aime
Aisselles duvetées comme un cygne naissant je vous aime
Chute des épaules adorablement pure je t’aime
Cuisse au galbe aussi esthétique qu’une colonne de temple antique je t’aime
Oreilles ourlées comme de petits bijoux mexicains je vous aime
Chevelure trempée dans le sang des amours je t’aime
Pieds savants pieds qui se raidissent je vous aime
Reins chevaucheurs reins puissants je vous aime
Taille qui n’a jamais connu le corset taille souple je t’aime
Dos merveilleusement fait et qui s’est courbé pour moi je t’aime
Bouche Ô mes délices Ô mon nectar je t’aime
Regard unique regard-étoile je t’aime
Mains dont j’adore les mouvements je vous aime
Nez singulièrement aristocratique je t’aime
Démarche onduleuse et dansante je t’aime
Ô petit Lou je t’aime je t’aime je t’aime.

Guillaume Apollinaire - Poèmes à Lou 1914-1915

Guillaume Apollinaire

Je t'écris ô mon Lou de Guillaume Apollinaire

Je t'écris ô mon Lou de la hutte en roseaux
Où palpitent d'amour et d'espoir neuf coeurs d'hommes
Les canons font partir leurs obus en monômes
Et j'écoute gémir la forêt sans oiseaux

Il était une fois en Bohême un poète
Qui sanglotait d'amour puis chantait au soleil
Il était autrefois la comtesse Alouette
Qui sut si bien mentir qu'il en perdit la tête
En perdit sa chanson en perdit le sommeil

Un jour elle lui dit Je t'aime ô mon poète
Mais il ne la crut pas et sourit tristement
Puis s'en fut en chantant Tire-lire Alouette
Et se cachait au fond d'un petit bois charmant

Un soir en gazouillant son joli tire-lire
La comtesse Alouette arriva dans le bois
Je t'aime ô mon poète et je viens te le dire
Je t'aime pour toujours Enfin je te revois
Et prends-la pour toujours mon âme qui soupire

Ô cruelle Alouette au coeur dur de vautour
Vous mentîtes encore au poète crédule
J'écoute la forêt gémir au crépuscule
La comtesse s'en fut et puis revint un jour
Poète adore-moi moi j'aime un autre amour

Il était une fois un poète en Bohême
Qui partit à la guerre on ne sait pas pourquoi
Voulez-vous être aimé n'aimez pas croyez-moi
Il mourut en disant Ma comtesse je t'aime
Et j'écoute à travers le petit jour si froid
Les obus s'envoler comme l'amour lui-même

Apollinaire, Poèmes à Lou 1914-1915

Guillaume Apollinaire


dimanche 18 septembre 2011

Observatoire de Paris - Journées du Patrimoine 2011
































Polissoir





Le bélier

La balance


Le scorpion

Le sagittaire

Le verseau

Le capricorne



Palais-Royal Conseil Constitutionnel Conseil d'Etat Ministère de la Culture - Journées du Patrimoine 2011