lundi 3 octobre 2011

L'Indifférent de Marcel Proust

Dans cette nouvelle datant environ de 1893, on retrouve quelques thèmes chers à Marcel Proust. On y lit avec bonheur la confusion du sentiment amoureux, la douleur d'un amour qui n'est pas réciproque, la dignité parfois négligée lorsque l'on craint de perdre l'être aimé, ...

Cette nouvelle tout d'abord parue dans une revue 'La vie contemporaine' a été retrouvée par Philip Kolb (1907 Chicago-1992). Cet universitaire a choisi, en 1938, la correspondance de Proust comme thème de sa thèse à Harvard.
Plus tard, étudiant à Paris, il rencontre Madame Mante-Proust, la nièce de Marcel Proust et son unique héritière.
Après la seconde guerre mondiale, il rejoint l'université de l'Illinois et découvre dans la bibliothèque de cette université des ressources qui le décident à continuer son étude de la correspondance de Proust.
En 1949, l'Université de l'Illinois publie son premier tome "La correspondance de Marcel Proust, chronologie et commentaire critique".
La nièce de Proust lui confie alors le soin de publier l'intégralité de la correspondance avec une datation et des annotations, ce qu'il fera jusqu'à la fin de sa vie.
Il reçoit la légion d'honneur en 1983.

Philip Kold a rédigé la préface de L'Indifférent, voici un extrait:
"Le sujet de notre nouvelle est, à peu de chose près, essentiellement le même que celui d'Un Amour de Swann.
C'est l'étude de la "cristallisation" de l'amour chez une grande dame qui, par caprice, s'éprend soudain d'un homme à qui elle n'avait guère fait attention jusque-là. Ce qui provoque le phénomène, c'est l'indifférence de Lepré, dont Madeleine s'aperçoit juste au moment où elle apprend l'imminence du départ de cet homme pour un long voyage.
C'est alors qu'elle se rend compte de son amour (..)
Quand Madeleine est en tête-à-tête avec Lepré, elle voudrait "presque inconsciemment appliquer les maximes de coquetterie contenue dans le célèbre; "Si je ne t'aime pas, tu m'aimes" ". Elle y échoue pourtant, et c'est elle qui y tombe victime."

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