mercredi 14 décembre 2011

La fin de Robespierre

« Je suis fait pour combattre le crime, non pour le gouverner. Le temps n'est point arrivé où les hommes de bien peuvent servir impunément la patrie. Les défenseurs de la liberté ne seront que des proscrits tant que la horde des fripons dominera. (...) Citoyens ! Je leur lègue la vérité et la mort. » ainsi s'exprime Maximilien Robespierre au club des jacobins la nuit du 9 thermidor an II, 27 juillet 1794, à l'encontre de ceux qu'il appelle les corrompus.

Barras, Fréron, Collot d'Herbois et Billaud-Varenne viennent d'être chassés du club des jacobins et rejoignent Fouché, qui se sait la cible de Robespierre.

Saint-Just est au Comité de Salut Public et rédige un acte d'accusation mettant en cause ceux qui s'opposent à Robespierre. A la Convention, il tente de lire son discours mais on ne l'écoute plus, pas plus qu'on n'écoute Robespierre.
Un décret d'accusation est lancé contre Robespierre, son frère Augustin, Le Bas, Saint-Just et Couthon.
On tente d'emmener les prisonniers mais les concierges des prisons les refusent.
Vers huit heures, Robespierre est emmené à l'Hôtel de Ville, qui devient le point de rassemblement des robespierristes.

Le 10 thermidor an II, vers deux heures du matin, une colonne de gendarmes, menée par Barras, entre dans l'Hôtel de Ville et attaque... Robespierre est gravement blessé au visage (un gendarme l'a-t-il atteint d'une balle? Robespierre a-t-il tenté de se suicider?), Le Bas est mort, Augustin Robespierre, tombé d'une fenêtre, est gravement blessé, Couthon est caché sous une table.

Ils sont emmenés place de la Révolution (ancienne place Louis XV) à sept heures.
Couthon, Augustin Robespierre, le général commandant la garde nationale Hanriot, Saint-Just, Maximilien Robespierre et le maire de Paris Fleuriot-Lescot sont décapités.
Au total, cent six décapitations viendront à bout des robespierristes en l'espace de trois jours.


Table de Robespierre
exposée au Ministère de la Culture
Palais Royal

La table de Robespierre (Source: Archives nationales)
« Ce bureau, exécuté pour le cabinet de Louis XV au château de Choisy, servit en l'an II au Comité de Salut Public des Tuileries. Les emblèmes révolutionnaires remplacèrent alors le chiffre du roi sur les bronzes. Selon une tradition invérifiable, mais vraisemblable, Robespierre, le visage ensanglanté, y aurait été étendu dans la nuit du 9 au 10 thermidor (27 juillet 1794) avant son transfert à la Conciergerie, après avoir tenté de mettre fin à ses jours en se tirant un coup de pistolet dans la mâchoire. Le cuir vert qui recouvre le plateau porterait la marque de son sang. Ce bureau est entré aux Archives nationales le 4 août 1849 avec les papiers du Comité de Salut Public. »

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