samedi 2 juin 2012

Joséphine Une impératrice de légendes de Philippe de Montjouvent

Joséphine Une impératrice de légendes est une biographie de l'historien Philippe de Montjouvent publiée en février 2010 aux Timée Editions.




Dès les premières lignes, l'auteur fait une mise au point sur sa vision de l'impératrice Joséphine:
« Dès qu'il s'agit de Joséphine, la malveillance ne semble plus avoir de bornes. Tous les coups sont permis. Pour son malheur, elle fut une femme d'Ancien Régime dont la conception du mariage était à mille lieues de celle des deux atrabilaires rousseauistes qu'elle épousa. Alexandre et Bonaparte s'auto-persuadèrent qu'elle leur était infidèle, alors qu'elle ne leur fut que fidélités: fidélité conjugale; fidélité amoureuse; fidélité politique. »
Effectivement, l'ouvrage démontre à quel point certaines rumeurs d'infidélité étaient injustifiées. En revanche, elle était indubitablement une femme d'influence, influence dont elle abusera parfois...

Le lecteur peut découvrir sa généalogie de façon détaillée, et bien qu'elle n'ait pas eu d'enfant avec Napoléon, sa descendance marquera l'Histoire.

Un passage est particulièrement touchant, celui d'une lettre que Napoléon écrivit à Joséphine en décembre 1795, soit environ quatre mois après leur rencontre:
« Je me réveille plein de toi. Ton portrait et le souvenir de l'enivrante soirée d'hier n'ont point laissé de repos à mes sens. Douce et incomparable Joséphine, quel effet bizarre faites vous à mon coeur : vous fâchez-vous? vous vois-je triste? êtes-vous inquiète? Mon âme est brisée de douleur, et il n'est point de repos pour votre ami...mais en est-il donc davantage pour moi, lorsque, vous livrant au sentiment profond qui me maîtrise, je puise sur vos lèvres, sur votre coeur, une flamme qui me brûle. Ah! C'est cette nuit que je me suis bien aperçu que votre portrait n'est pas de vous. Tu pars à midi, je te verrai dans trois heures. En attendant, mio dolce amor, reçoit mille baisers; mais ne m'en donnes pas, car il brûle mon sang. »
Le lecteur notera l'alternance du vouvoiement et du tutoiement.

Philippe de Montjouvent revient également sur les différentes habitations de Joséphine: rue Thévenot avec Alexandre de Beauharnais, rue de la Victoire avec Bonaparte, la Malmaison qu'elle acheta seule, ...

L'ouvrage est parfaitement illustré et sa construction par points de focus rend la lecture assez fluide pour intéresser tout type de public.

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