mercredi 19 septembre 2012

La Seine de Flavien Monod et Guy Lafarge


La Seine

La Seine est aventureuse
De Châtillon à Méry,
Et son humeur voyageuse
Flâne à travers le pays...
Elle se fait langoureuse
De Juvisy à Choisy
Pour aborder, l'âme heureuse,
L'amoureux qu'elle a choisi!

Elle roucoule, coule, coule
Dès qu'elle entre dans Paris!
Elle s'enroule, roule, roule
Autour de ses quais fleuris!
Elle chante, chante, chante, chante,
Chante le jour et la nuit,
Car la Seine est une amante
Et son amant c'est Paris!

Elle traîne d'île en île,
Caressant le Vieux Paris,
Elle ouvre ses bras dociles
Au sourire du roi Henri...
Indifférente aux édiles
De la mairie de Paris,
Elle court vers les idylles
Des amants des Tuileries!

Elle roucoule, coule, coule
Du Pont-Neuf jusqu'à Passy!
Elle est soûle, soûle, soûle
Au souvenir de Bercy!
Elle chante, chante, chante, chante,
Chante le jour et la nuit...
Si sa marche est zigzaguante
C'est qu'elle est grise à Paris!

Mais la Seine est paresseuse,
En passant près de Neuilly,
Ah! comme elle est malheureuse
De quitter son bel ami!
Dans une étreinte amoureuse
Elle enlace encore Paris,
Pour lui laisser, généreuse,
Une boucle... à Saint-Denis!

Elle roucoule, coule, coule
Sa complainte dans la nuit...
Elle roule, roule, roule
Vers la mer où tout finit...
Elle chante, chante, chante, chante,
Chante l'amour de Paris!
Car la Seine est une amante
Et Paris dort dans son lit!




Paroles: Flavien Monod et Guy Lafarge
Musique: Guy Lafarge
1948



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