« La Tragédie d’Ivry-sur-Seine » (24 avril 1912)

Jouin, chef adjoint de la Sûreté, est sur la trace de Monnier, qu’il soupçonne d’avoir participé au braquage de Chantilly. Il est repéré puis arrêté dans un hôtel parisien. Deux lettres qu’il allait expédier à Gauzy et Cardi, commerçants à Ivry et Alfortville mettent la police sur la voie de ces deux anarchistes. L’inspecteur Legrand se rend à Alfortville. Jouin et les inspecteurs Colmar et Robert perquisitionnent à Ivry.

La maison de Gauzy (située dans l’actuelle rue Maurice Thorez) abrite un magasin de confection. Le couple prospère et accueille des anarchistes militants. Jouin, Robert et Colmar montent au premier étage pour une banale perquisition et découvrent Bonnot par hasard. Une rixe s’engage. Bonnot tue Jouin, blesse Colmar et fait le mort, ce qui lui permet de s’échapper « à la barbe » des policiers.

Avant midi, les principaux responsables de la Sûreté ainsi que Bertillon sont à Ivry. Selon L’Excelsior, un millier de badauds stationne devant le magasin. Le cadavre de Jouin est emporté à l’hospice d’Ivry où se trouve déjà l’inspecteur Colmar, blessé. Raymond Poincaré, Président du Conseil, lui remet la Légion d’Honneur.

Source: musée de Nogent-sur-Marne