vendredi 12 juin 2020

In the Sea - Blue Youri

mercredi 10 juin 2020

L'éternité (André Breton et Philippe Soupault) ---> Elias

L'éternité (André Breton et Philippe Soupault) --- > Elias

Le surréalisme a marqué la peinture du début du XXème siècle .
Il a également influencé la littérature, cependant André Breton fut quasiment le seul qui compta
dans l'expression littéraire surréaliste .
La surprenante utilisation de l’écriture automatique a permis au poète de s'affranchir des règles
habituelles de l'écriture et de la littérature. André Breton et Philippe Soupault écrivent en huit
jours les champs magnétiques sans chercher à produire une œuvre réfléchie et raisonnée. La
technique de l'écriture automatique consiste à écrire le plus rapidement possible, sans chercher à
contrôler son raisonnement, sans préoccupations grammaticales, esthétiques ou logiques.

Il semblerait que pour écrire de cette manière les poètes se trouvaient dans un état hypnotique à mi-
chemin entre le réveil et le sommeil et donc à la limite de leur conscience.

Le poème intitulé ''l'éternité'' est extrait des Champs Magnétiques.
Comment ces poètes parviennent-ils à exprimer leurs pensées et à faire ressentir au lecteur leur état
d'âme ?
Nous verrons dans un premier temps le mode d'écriture utilisé, puis nous verrons l'absurdité qui
ressort à la lecture de ce texte . Enfin, nous verrons que le poème est un ensemble de métaphores
qui retranscrivent les pensées des poètes .

Nous allons tout d'abord voir le type d'écriture utilisé dans ce poème .
On note une accumulation de mots qui ne forment pas de phrases, ces mots ne sont parfois même
pas logiques entre eux (''cornet de sable''). Ils ne sont habituellement pas associés.
Les règles habituelles de la poésie ne sont pas respectées et il est possible qu'on ne puisse même pas
parler de prose. En effet, les auteurs n'ont pas recours à la ponctuation. Cela a un impact important
sur le rythme que le lecteur est donc libre de définir.
Quelques phrases dotées d'un sujet, d'un verbe et d'un complément sont alternées avec des
énumérations de mots. Cela déroute le lecteur qui recherche ses repères habituels.
Les quelques phrases bien construites d'un point de vue grammaticale, n'ont pas de sens dans le
monde réel et perturbent le lecteur: ''l'acétylène est un œillet blanc''.

De ce poème, il émane une certaine absurdité qu'on nommera peut être surréalisme .
La lecture de cet extrait met à l'épreuve notre esprit logique .
En utilisant des chiffres au sein d’un poème, les auteurs tranchent avec ce qu'a connu la littérature :
''une deux une deux'' a un rythme de marche militaire, ''0 133''.
Le lecteur ne sait pas qui est l'auteur, on a juste : ''ma tête''.
Le lecteur ne sait pas non plus à qui s'adresse le poème: ''cher enfant'' puis ''tissez'' . On ne sait donc
pas s' il s'adresse à une personne ou à plusieurs.

Enfin, le lecteur ne sait pas qui prend soin du poète : ''on entoure ma tête d'un bandage''.
Cette mention n'est pas sans rappeler la photo célèbre de Guillaume Apollinaire blessé au combat
pendant la première guerre mondiale et qui était un ami d'André Breton .

Ce poème contient un grand nombre de métaphores distinctes. Le lecteur a le sentiment d'un
diaporama qui diffuserait une succession de clichés instantanés.
Les images que nous livrent les poètes sont très diverses.
De ce fait, on trouve un grand nombre de champs lexicaux qui se répètent: sentiments (''amour'',
''chagrins'') dont la joie (''danse'', ''orphéons'' et ''jours de fêtes''), la nature(''vignes'', ''mottes de
terres'', '' crapauds'', ''fleurs'', ''feuilles mortes'', ''œillet blanc'', ''petit arbre''), la mort
( ''maladie'', ''crime ou suicide'', ''acétylène''), les couleurs ( ''rouge'', ''mauve'', ''gris''), l'espace
( ''soleil'', ''lune''), la lumière ( ''lumière des maisons closes'', ''la lanterne'').
Les poètes évoquent aussi bien la ville que la campagne : ville (''faubourg'') et campagne
(''villageois'').
Les registres sont divers : soutenus (''cher enfant''), courant ou familier (''joujoux'').
Ils font appel aux sciences : ''l'électrolyse'', ''l'acétylène'', ''la biologie''.
Sans pouvoir dire si cela a une importance ici, ils font référence à deux groupes de personnes : les
pauvres (''joujoux des pauvres'') et les personnes aisées (''les affreux lorgnons'' qu'avaient les
personnes plus aisées ).
Le lecteur ressent également une certaine opacité : ''fumée des faubourgs'', ''les voiles du brouillard''.
Certaines mentions font éventuellement peur au lecteur et au minimum le mettent mal à l'aise : ''on accroche des yeux'', ''les doigts des ataxiques''.

En utilisant un mode d'écriture dit automatique, en laissant venir les mots de leur inconscient, en
frôlant l'absurdité, en ayant recours à de nombreuses métaphores, les poètes André Breton et
Philippe Soupault parviennent à exprimer leurs pensées et au final leurs sentiments.
Le lecteur perçoit tout le malaise lié aux termes utilisés sans que le poème n'ait une structure
classique. Pour comprendre leur état d'esprit , il faut se replacer dans le contexte historique puisque
l'écriture du texte a eu lieu quelques mois après la fin de la première guerre mondiale .

dimanche 24 février 2019

La Roche-Bernard - La Couronne









samedi 5 janvier 2019

Exposé Tamara de Lempicka

Écrit par Elias : 


TAMARA DANS LA BUGATTI VERTE (1929)

BIOGRAPHIE

Tamara de Lempicka est née le 16 mai 1898 à Varsovie en Pologne et décédée le 18 mars 1980 à Cuernavaca au Mexique.
Elle est une peintre polonaise du mouvement Art déco.
Elle grandit dans un milieu aisé entre la Russie, la Pologne et la Suisse.
En 1914, elle s'inscrit à l'Académie des Beaux-Arts à Paris. Elle épouse en 1916 Tadeusz Lempicki, un avocat polonais.
Elle quitte la Russie pour Paris en octobre 1917 lors de la révolution russe.
Tamara de Lempicka commence alors une carrière de peintre.
A l'académie Ranson et à l'académie de la Grande Chaumière, elle crée son propre style dans le courant Art déco.
Sa carrière démarre lors de sa première exposition à Milan en 1925.
Impliquée dans la vie artistique et mondaine parisienne, elle rencontre des industriels et l'aristocratie européenne.
En 1928, elle s'installe dans le 14e arrondissement de Paris puis en 1929, elle part aux USA pour exécuter la commande d'un riche industriel et s'y installe définitivement. Elle se remarie en 1933 aux États-Unis.

PRÉSENTATION DE L’ENSEMBLE DE L’ŒUVRE ET DE SON CONTEXTE

Son œuvre est définie par les spécialistes comme néo-cubiste et dans le courant Art Déco.
Ses tableaux sont principalement des portraits avec des couleurs vives sur des fonds sombres. Son œuvre est relativement réduite avec uniquement 150 tableaux. En effet, son parcours artistique a été troublé par son divorce et l’instabilité politique (révolution russe, première et seconde guerre mondiale).
Dans l’œuvre de Tamara de Lempicka, les formes des femmes sont souvent généreuses.

Après la seconde guerre mondiale, son œuvre est oubliée jusque dans les années 1970.
La chanteuse Madonna a rendu hommage à Tamara de Lempicka à deux reprises : dans son clip Vogue (1990) et dans son clip Open Your Heart (1986). Elle y fait apparaître des toiles de la peintre.

ANALYSE DE AUTOPORTRAIT

1)      CONTEXTE DE L’AUTOPORTRAIT

En 1978, le New York Times nommait Tamara de Lempicka la "divinité aux yeux d'acier de l'air automobile". Son plus célèbre tableau, un autoportrait intitulé "Tamara dans la Bugatti verte" démontrait les rapports entre la peintre et les mécaniques. 
Elle roulait cependant dans une petite Renault jaune vif.
Habituellement dans la publicité, la femme était présentée comme un objet et l'automobile était l'expression du pouvoir de l’homme.
Cet autoportrait a fait basculer les codes. Mais ici l'automobile était un moyen pour Tamara de Lempicka pour accéder à la liberté. Elle pouvait dominer la machine, lui imposer sa volonté donc la conduire.

Il n'était pas rare qu'une femme lui dise : "vous avez l'air si merveilleuse en voiture que j'aimerais faire votre connaissance".
C'est notamment dans ce contexte qu'elle avait rencontré la directrice du journal de mode allemand Die Dame qui lui avait commandé cet autoportrait pour orner une couverture de son magazine. L'œuvre fut immédiatement connue et saluée comme un témoignage de l'image de la femme moderne.

À Hollywood l'autoportrait fit l'affiche d'une pièce de théâtre.
Le magazine " L'art et l'automobile" reprit cet autoportrait en 1973 en affirmant : "Elle porte des gants et un casque. Elle est inaccessible : beauté froide et troublante derrière laquelle on devine un être formidable - cette femme est libre !"
Dans un ouvrage récent, Tatiana de Rosnay écrit d'elle en la tutoyant: "cette image d'une femme libre et puissante au volant d'un bolide, féminine, élégante et maîtresse de son destin, te propulse encore plus haut".

2)      COMMENTAIRE DE L’AUTOPORTRAIT

Le tableau présente deux grandes parties : la moitié supérieure de couleur dominante grise et la partie inférieure de couleur dominante verte. La sobriété des tons gris utilisés pour la représenter est en contraste avec cette couleur verte extrêmement forte. L'œuvre présente plutôt des couleurs froides: gris, vert. Les deux autres couleurs chaudes sont les gants beiges et le visage couleur chair.

L'artiste porte un casque et des gants qui accentuent son allure sportive. Ce côté sportif est rehaussé par le choix d'une voiture décapotable. Les vêtements et le casque sont gris ce qui permet de laisser ressortir le maquillage de son visage.
Le spectateur ressent le contraste de ce visage maquillé très féminin et cependant d'une grande froideur. Cette froideur est accentuée par ses yeux gris.
Le casque laisse apparaître deux mèches de cheveux blonds. 
L'étole qui lui couvre le cou largement, permet de cacher son physique. 

Au final, elle ne livre dans cette œuvre que les traits de son visage.
La poignée de la portière est située à l'avant ce qui permettait à l'époque d'ouvrir la portière vers l'arrière.
Les jeux de lumière font ressortir le visage de Tamara de Lempicka.
Le tableau présente une vue de nuit et est éclairé par la gauche du modèle par une lumière forte qui pourrait être les phares d'une autre voiture ou un éclairage en ville.
L'ombre portée du visage est bizarrement droite.

Autoportrait (Tamara dans la Bugatti verte)
1929
Huile sur bois, 35 x 27 cm
Collection privée


CONCLUSION

Cette œuvre féministe s’intègre totalement dans l’actualité des mouvements féministes qui demandent encore aujourd’hui la liberté des femmes. Cet autoportrait était exceptionnel pour l’époque car en 1929, la liberté des femmes était limitée, elles n’avaient même pas le droit de vote en France.
Tamara de Lempicka nous donne donc l’image d’une femme extraordinaire pour son époque et précurseur dans son mode de vie.

EliasMJ

samedi 8 décembre 2018

Lumières de Guerande




samedi 27 octobre 2018

Moulin de la falaise à Batz



samedi 14 janvier 2017

La légende de l'âne et du puits

Un jour, l'âne d'un fermier tombe dans un puits. L'animal gémit pitoyablement pendant des heures et le fermier ne sait que faire.
Finalement, au regard de l’âge avancé de l'animal et de l’état du puits, le fermier décide d’inviter ses voisins à venir l'aider à condamner le puits. Tous commencent alors à lancer des pelletées au fond du puits. Réalisant ce qui se produit, l’âne se met à crier terriblement. Puis, à la stupéfaction de chacun, il se tait.
Quelques pelletées plus tard, le fermier regarde dans le fond du puits et est étonné de ce qu'il a voit : à chaque pelletée de terre qui tombe sur lui l'âne se secoue pour enlever la terre de son dos et monte dessus.
Bientôt, chacun est stupéfié de voir l'âne sortir du puits et trotter.

dimanche 31 mai 2015

Ecole du Breuil - Bois de Vincennes