Luffy qui terrasse Kaido, ce n’est plus une rumeur de taverne : c’est un fait gravé dans la mémoire des lecteurs de One Piece. Le duel que tout le monde attendait vient de trouver son épilogue, et le monde des fans vibre à l’unisson. Face à l’être réputé invincible, Luffy a arraché la victoire. Les indices disséminés dans les chapitres suivants et les suppositions des semaines passées convergent : la bataille de Wanokuni a trouvé son vainqueur, et Kaido ne trône plus au sommet.
L’affaire Joy Boy
Les motivations de Kaido pour devenir roi des pirates prennent un éclairage nouveau. Pour lui, le One Piece n’a rien d’attirant, bien au contraire : il s’en détourne sans détour. Ce qui l’obsède, c’est la figure de Joy Boy. Découvrir son identité, le rallier à sa cause, voilà ce qui guide ses actes. C’est sans doute pour cette raison qu’il n’a pas éradiqué la pire génération de pirates, préférant les capturer plutôt que les effacer de la carte.
Cette fixation explique aussi ses reproches adressés à Luffy, qui ne lui donne pas, du moins au départ, l’impression d’être le fameux Joy Boy. Pour les sceptiques qui doutaient de l’implication de Kaido dans ce combat, One Piece 1037 tranche nettement : Kaido veut affronter Luffy, il y prend goût, au point d’en perdre la sobriété. Sa détermination ne laisse place à aucun doute.
Les stratégies de Joyboy
Kaidou lâche une vérité qui donne du relief à la confrontation : il devient nettement plus redoutable lorsqu’il est sous l’emprise de l’alcool. Ce détail en apparence anecdotique révèle sa sincérité dans ce combat sans retour. Son style « enivré » est devenu l’une des signatures de One Piece, mais ce qui frappe, c’est la rapidité avec laquelle Luffy adapte sa tactique face à cette menace mouvante.
Les améliorations de Haki que Luffy déploie sont impressionnantes, mais il y a plus. Il combat avec discernement, refuse de s’enfermer dans le Gear Fourth, et ajuste sa vitesse en misant sur l’intelligence et la ruse. Plus besoin de gonfler son bras pour accéder à la troisième vitesse : il passe d’une technique à l’autre, bondit dans les airs, alterne les assauts, bouscule les codes du combat frontal. Sa montée en puissance se joue dans la finesse, pas seulement dans la force brute.
Détail qui a son importance : Luffy encaisse un coup direct du bagua de Kaido sans tomber dans l’inconscience, un contraste frappant avec leur première confrontation. Cette fois, il s’abrite sous le haki du conquérant, une « armure » invisible qui change la donne. Sa progression fulgurante laisse les lecteurs médusés, mais ne ralentit jamais l’intensité du combat. On s’attendait à le voir écrasé par Kaido, il tient tête, et même plus.
Pour mesurer l’ampleur de l’affrontement, il suffit d’observer les multiples visages de Kaido en état d’ivresse : tristesse, colère, rage, mélancolie. Ces métamorphoses témoignent de son engagement total dans la bataille. Face à cette palette de styles et d’émotions, Luffy réagit, improvise, s’adapte. Oda orchestre ici le choc de deux combattants qui repoussent sans cesse leurs limites. Un duel qui marque un sommet dans l’histoire du manga et qui, sans nul doute, continuera d’alimenter les discussions longtemps après la dernière page tournée.


