lundi 28 novembre 2011

Le jardin du Luxembourg des travaux d'Haussmann jusqu'à nos jours

Au XIXe siècle, le jardin du Luxembourg subit les travaux du baron Haussmann.
La rue de l'Abbé-de-l’Épée est prolongée et ampute le jardin de quelques hectares dont une pépinière à laquelle les parisiens étaient attachés.

Guy de Maupassant évoque ainsi cette pépinière:
« J'ai cinquante ans. j'étais jeune alors et j'étudiais le droit. Un peu triste, un peu rêveur, imprégné d'une philosophie mélancolique, je n'aimais guère les cafés bruyants, les camarades braillards, ni les filles stupides. Je me levais tôt ; et une de mes plus chères voluptés était de me promener seul, vers huit heures du matin, dans la pépinière du Luxembourg.

Vous ne l'avez pas connue, vous autres, cette pépinière ? C'était comme un jardin oublié de l'autre siècle, un jardin joli comme un doux sourire de vieille. Des haies touffues séparaient les allées étroites et régulières, allées calmes entre deux murs de feuillage taillés avec méthode. Les grands ciseaux du jardinier alignaient sans relâche ces cloisons de branches ; et, de place en place, on rencontrait des parterres de fleurs, des plates-bandes de petits arbres rangés comme des collégiens en promenade, des sociétés de rosiers magnifiques ou des régiments d'arbres à fruit.

Tout un coin de ce ravissant bosquet était habité par les abeilles. Leurs maisons de paille, savamment espacées sur des planches, ouvraient au soleil leurs portes grandes comme l'entrée d'un dé à coudre ; et on rencontrait tout le long des chemins des mouches bourdonnantes et dorées, vraies maîtresses de ce lieu pacifique, vraies promeneuses de ces tranquilles allées en corridors.

Je venais là presque tous les matins. Je m'asseyais sur un banc et je lisais. Parfois je laissais retomber le livre sur mes genoux pour rêver, pour écouter autour de moi vivre Paris, et jouir du repos infini de ces charmilles à la mode ancienne.  »
Guy de Maupassant (Menuet - Contes de la bécasse 1894)

Les tracés de la rue de Médicis et de la rue de Rennes modifient aussi les limites du jardin. De nouvelles grilles sont alors conçues par l'architecte Gabriel Davioud.

Aujourd'hui le jardin du Luxembourg abrite un théâtre de marionnettes, un kiosque à musique, des serres, une orangerie, une roseraie, un rucher, ...

Kiosque à musique du jardin du Luxembourg

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