vendredi 11 mai 2012

Notre-Dame de Paris





« Jusqu'en 1868 s'étendait devant Notre-Dame une petite place étroite, mais de noble allure, bornée par les grands bâtiments de l'Hotel-Dieu, de l'archevêché, du parvis.
« La place du Parvis n'existe plus; c'est aujourd'hui une steppe immense, glaciale en hiver, torride en été, bordée d'un côté par le nouvel Hôtel-Dieu et de l'autre, dans un jardinet sur les bords de Seine, une lourde statue équestre de Charlemagne, entouré de ses guerriers, contemplant les désolantes perspectives de la caserne de la Cité, dont la laideur décourage toute critique. » Cette statue, « Charlemagne et ses leudes » [haute aristocratie au moyen-âge], m'a toujours fait rêver. Pendant les combats pour la libération de Paris, alors que les chars allemands attaquaient la préfecture, c'est juchés sur cette statue que des résistants lancèrent leur contre-attaque et jetèrent sur les chars des cocktails Molotov.
Notre-Dame est belle la nuit quand ses éclairages sont éteints et qu'ont disparu toutes les surcharges de Viollet-le-Duc. Elle ressemble alors à un grand navire échoué au coeur de la ville. »
                          Extrait de Le Paris de mes amours Abécédaire sentimental de Régine Deforges

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